Frene66: Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement
PORT-VENDRES : ENQUETE JUDICIAIRE SUR LA DESTRUCTION DU SITE ARCHEOLOGIQUE DE L’ILE ANTIQUE PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 19 Septembre 2019 11:42

Le Procureur de la République a donné suite aux trois plaintes des associations « Port-Vendres aux Port-Vendrais », « Collectif des Tamarins » et FRENE 66 dénonçant les travaux portuaires sous-marins effectués sans concertation, sans fouille préventive et sans autorisation administrative ayant abouti à la destruction du site archéologique de l’île de Portus Vénéris.

   

Lors des travaux d’une drague dans le port de PORT-VENDRES, les associations ont été alertées, par divers témoignages, sur l’extraction par les engins de grands blocs taillés et blancs, de type marbre ou calcaire de sanctuaire, des faits confirmés par des photos. D’autres sources photographiques montrent aussi des sorties en mer « suspectes » de la barge qui pourrait avoir clapé en mer des « déchets » archéologiques ou non. Ce qui est formellement interdit par la loi.

Enfin d’autres photos prouvent que le creusement a affecté largement le port… sauf la seule zone autorisée par le préfet, celle du 3ème quai, au droit de la plage des Tamarins !

S’agissant du port le plus ancien de France qui recèle le plus grand nombre d’épaves antiques - une quinzaine dans l’avant-port et aux abords - il est choquant qu’aucune fouille préventive n’ait été ordonnée et que le préfet de Région n’ait pas été saisi préalablement. D’autant qu’en novembre 2018, la Semaine du Roussillon avait publié un dossier sur les découvertes du Professeur Bisconte de Saint-Julien, révélant la position de l’île et son immense intérêt historique et archéologique.

M. Roméro, maire de Port-Vendres, au titre de sa responsabilité dans la préservation du patrimoine historique de la commune portuaire fut alerté, comme toutes les autorités en charge du port, y compris les ministres de tutelle, ceux en charge de la culture et des ports (devenue ministre de l’environnement) sur les risques de destruction irréparable de la seule zone préservée du port, du fait des anfractuosités cachées depuis 2500 ans.

De façon conservatoire le Procureur de la République a ordonné la mise sous scellés des milliers de tonnes de schistes insulaires extraits qui forment une montagne dans l’enceinte du port de commerce. L’affaire est d’une exceptionnelle gravité et les préjudices pour l’histoire des catalans et de tout le pays pourraient être irrémédiables si des membrures d’épaves et des céramiques étaient perdues à jamais.

La France, signataire de la convention sur la protection des vestiges archéologiques sous-marins, pourrait faire l’objet d’une plainte devant l’ONU. M. Michel L’HOUR, directeur du département des recherches archéologiques sous-marines au Ministère de la Culture a pu dénoncer dans le journal Le Monde du 4 septembre les menaces que font courir les « dégradations brutales », « la surexploitation » et « les pillages » et qu’il « était difficile de sensibiliser les opinions sur un patrimoine dont elles ne savent pas grand chose ».

Par contre à PORT-VENDRES on sait très bien à quoi s’en tenir : incompétence et mépris politiques en surface comme en profondeur.

 
HOMMAGE A JEAN GRAVAS, FIGURE de la RESITANCE et de l'ECOLOGIE PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 25 Août 2019 22:37

La vie associative militante pour la pour la protection de la nature m’a permis de rencontrer des personnalités exceptionnelles par leur originalité, leurs engagements, leurs hautes qualités humaines.

C’est aussi la qualité du pays catalan qui a pu, un jour, susciter l’agrégation de leurs actions autour de la fédération écologiste FENEC puis de FRENE 66.

 Avec François TERRASSON du Muséum d’Histoire Naturelle, dont les rencontres et voyages autour du monde nous ont permis de comprendre les sentiments inexprimés et obscurs qui traversent les sociétés modernes dans leur peur de la nature.

 Avec Réa et Claude SIMON et leurs combats pour défendre la Coma Francesa nous avons mesuré le caractère émotionnel et culturel de l’attachement aux paysages de la Corbière et du Roussillon.

 Avec le colonel STIEN et l épique lutte pour la sauvegarde du site de Collioure, nous avons eu la preuve que le guerrier légionnaire pouvait se transformer en un zélé civil pour sauver la cité d’un grand péril.

 Avec l’écrivain pour la nature Laure DELVOLVE, ce sont les sentiments profonds pour le respect de la vie animale, celle du Fennec, comme celle de l’Ours ou de l’Ane domestique que nous avons pu apprécier et partager.

 Jean GRAVAS a certainement avec tous ces amis - aujourd’hui disparus - des points communs bien que son caractère entier ait pu être parfois contrarié par l’un ou l’autre de leurs points de vue mais il est venu à l’écologie avec le même esprit de servir son pays en honnête homme, faisant fi de tout intérêt partisan.

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BALANCE TON PORT ! A Port-La-Nouvelle un collectif s’organise PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 07 Août 2019 07:33

La Présidente de la région Occitanie poursuit son rêve : faire de la région Occitanie une grande puissance maritime. Un rêve coûteux et désastreux pour la côte méditerranéenne. Après avoir promis monts et merveilles aux plaisanciers avec la création de milliers d’anneaux au Barcarès, à Ste Marie-la Mer, à Canet etc., elle a décidé à Port-La-Nouvelle de lancer en mer une digue de 2 400 mètres afin de permettre la mise à flots d’éoliennes flottantes… avec un budget de 230 millions d’€, dont on sait qu’ils ne suffiront pas à nourrir tous les requins du béton et du goudron.

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GRANDES NACRES du PORT de PORT-VENDRES : un ECOCIDE PARFAIT PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 07 Août 2019 07:44

C’est avec une grande franchise et un calme détachement que Mme Hermeline MALHERBE, présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a annoncé que pour la construction du 3e quai à PORT-VENDRES :

«Même si ce n’est pas très visible nous avons fait toute la partie environnementale. On a notamment récupéré les grandes nacres qui étaient encore vivantes. Une bactérie les attaque et les fait mourir à vitesse grand V. On verra si on peut en sauver quelques unes ». (L’indépendant du 7 juillet 2019).

On apprécie la délicatesse du nous avons fait toute la partie environnementale! Qu’il faut cependant bien rapprochée de ce qui avait été annoncé dans l’étude d’impact et de ce qui était promis - juré par les service de la DREAL, en principe en charge de la protection de l’environnement.

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CANICULE à PERPIGNAN : le ridicule ne tue pas, le culot non plus ! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 23 Juillet 2019 13:12

Après deux années de saccage et 2,4 M d’euros d’engloutis la municipalité PUJOL-ALIOT a inauguré le Parc Bir-Hakeim, jardin de l’Esplanade plus que bicentenaire.

C’est le point d’orgue d’une politique de dévastation du seul espace vert de la ville. Abattage des grands platanes et de près de 50 arbres, défrichement de tout ce qui pouvait faire ombre, création de larges pistes et d’une place minérale bétonnée au détriment des deux jardins : c’était vraiment une inauguration à haute valeur ajoutée. .

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