CARRIERE DE VINGRAU - LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF ANNULE LA DEROGATION PREFECTORALE PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 11 Mai 2016 19:38

Après la suspension par le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier, c'est la cour de ce tribunal qui vient d'annuler l'autorisation préfectorale de destruction d'espèces protégées pour un nouveau front de taille dans les Corbières catalanes.

Par un jugement en date du 3 mai 2016, les magistrats ont sévèrement retoqués les arguments de la préfecture des Pyrénées-Orientales et de la DREAL Languedoc-Roussillon qui avaient donné leur autorisation à la destruction d'espèces et d'habitats protégés dans une zone Natura 2000, sur les communes de Vingrau et Tautavel, au bénéfice de la Sté La Provençale SA.

Il s'agissait de permettre au carrier de déroger à l'interdiction de détruire des spécimens de flore sauvage, comme le Glaïeul douteux, de reptiles comme le Lézard catalan et de 22 espèces d'oiseaux comme le Serin cini ou le Traquet oreillard.

Les magistrats ont considéré que l'administration n'apportait pas la démonstration que des solutions alternatives avaient été recherchées pour exploiter ce type de calcaire - présenté par le carrier comme le dernier gisement français sinon mondial d'un calcaire du Jurassique plus blanc que blanc...

Ils ont surtout estimé que ce type d'exploitation industrielle - malgré le chantage pour le prétendu maintien de 80 emplois - ne pouvait bénéficier de la qualification de raison impérative d'intérêt public majeur.

Et c'est dans cette application stricte du code de l'environnement que la fédération FRENE 66 mène un difficile combat sachant qu'en France l'intérêt général est devenu l'intérêt particulier et que l'intérêt public est devenu celui des réalisations inutiles et imposées. Il ne manquait plus que l'intérêt public majeur soit dévoyé dans les Pyrénées-Orientales par des lobbies bien implantés et une administration mal orientée.

Compte tenu des propos inquiétants du représentant de la préfecture lors de l'audience, FRENE 66 adresse à la préfète un courrier lui demandant quelles sont les mesures qu'elle prend pour s'assurer que la dérogation ne soit pas mise en œuvre illicitement.

Autre satisfaction - et cela devrait faire jurisprudence - un habitant de la commune est reconnu comme recevable dans ce type de requête qui jusqu'à présent ne semblait pas susceptible de recours et alors qu'aucune information n'est diffusée en direction du maire et des habitants.

 
MADAME LA PREFETE : COURAGE … FUYONS ! PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 30 Avril 2016 01:09

C'est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance de votre adresse aux « maires qui sont aussi des gens responsables » parue dans le journal l'Indépendant du 20 avril 2016.

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Sauvegardons les terres nourricières PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 29 Mars 2016 13:26

le samedi 9 avril à ARGELES-SUR-MER et PRADES

Dans un contexte de spéculation effrénée et de gaspillage, les meilleures terres agricoles et naturelles du Roussillon, du Vallespir, du Conflent et de la Cerdagne disparaissent sous les lotissements, ZAC et autres supermarchés. L’intolérable est atteint dans certaines communes où des expropriations sont envisagées au détriment de l’intérêt général.

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Défense des terres nourricières menacées PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 20 Avril 2016 18:51

La journée de défense des terres agricoles et naturelles menacées par l’urbanisation débridée a permis une visite commentée de deux sites emblématiques à Argelès-sur-Mer et à Prades ainsi que d’entendre un exposé du Pr. Rasmont sur l’implantation ravageuse d’une centrale solaire à Llo.

La visite du Camp del Cavall à Argelès a été l’occasion de dialoguer avec les responsables de la cave coopérative viticole et de rencontrer les propriétaires et riverains.

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PERPIGNAN - Parc du Palais des Congrès : le bûcheron a toujours raison PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 04 Mars 2016 14:36

Selon la municipalité de Perpignan, l’abattage des grands arbres du square Bir Hakeim a été rendu nécessaire par les nombreux signes relevés sur les différentes sections des platanes permettant de « mettre en perspective la fin de vie des arbres ». On croit rêver en entendant un tel discours car tous les riverains ont pu voir le bon état sanitaire de ces grandes sections de billots prestement embarquées pour une destination inconnue. Mais certainement que M. PUJOL, maire et chef bûcheron, s’empressera de nous indiquer le fin mot de l’histoire. Tout comme il communiquera à la population le montant inespéré de cette recette pour les finances de la commune. Nous lui indiquons cependant que le bois d’œuvre de platane se commercialise très bien et qu’il peut en demander 840 € le m3.

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